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Cette nuit j’ai fait un cauchemar … J’étais dans un monde sans vie qui m’engloutissait et m’aspirait dans le noir. Je voyais au loin une lumière qui se réfléchissait en vain dans mon regard. Et puis rien d’autre … Cette nuit j’ai fait un cauchemar … Lorsque mes yeux ont souhaité en savoir davantage, alors j’ai compris où mon âme avait atterri. Les hommes avaient des yeux de haine sans vie. Ils envoyaient des armes de mots, de combats et de feux. Ils crevaient les yeux, ils massacraient les cœurs de leurs amis. Ils criaient haut et fort à l’injustice de la guerre, à l’échec de l’amour. Et pourtant, au fond de leurs cœurs, brillait un espoir que seuls mes yeux pouvaient voir. Une lumière vibrait en même temps que leurs battements de cœurs. Boum, boum, boum … faisaient les tirs de leurs armes. Boum, boum, boum … hurlaient leurs cœurs en recherche d’âme. Ils ne me voyaient pas, ils ne me cherchaient pas. Ils ne se voyaient pas, ils ne se cherchaient surtout pas. Leurs gestes, leurs pas, leurs haines ne cherchaient qu’une seule chose, la guerre. Et moi seule spectatrice de cette horreur, je ne voyais que la paix. Et cette lumière vers laquelle ils s’approchaient se reflétait dans leurs regards. Pour mieux leur dire, venez, approchez, comprenez, ouvrez votre cœur à la paix. Ils pouvaient comprendre et avancer vers cette ligne blanche de respect. Leurs pas se rapprochaient, leurs cœurs le voulaient mais rien n’y faisait. Alors la lumière ouvrit ses rayons plus fort encore. Des images, des couleurs, des photos, des souvenirs, une famille, leurs familles. L’amour s’exprimait dans cette chaleur inoubliable qui transperçait leurs cœurs. La main sur la poitrine, ils s’arrêtaient de combattre et pleuraient de tous leurs corps. Cette famille oubliée, pourquoi ? Cet amour rejeté pour le combat, pourquoi ? C’était fini, ils avaient compris. Une fois la douleur finie, ils s’ouvrent enfin à cette nouvelle issue. Regardez-les sourire, regardez-les redécouvrir le fil de la vie. Ils avancent vers la lumière de la paix oubliant les guerres sans vie. L’amour du cœur les attend et ils ont enfin compris. Certains restent en retrait pour combattre cette renaissance de la paix. Mais en vain … ils sont inlassablement attirés vers cet univers sans fin. Tous marchent à l’unisson vers cette nouvelle vie illuminée d’amour et de paix. Ils avancent, ils évoluent, ils ont compris et moi je souris … Cette nuit, j’ai fait un cauchemar qui a fini tel un rêve d’espoir … La guerre qui s’ouvre à une paix infinie … Je vous en prie, laissez-moi y croire Joanna "Pensées mélodiques" 2006 
Photo Kristalium Copyright 2006
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