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Ce matin, je pense à la liberté que chacun a de vivre, de dire, de mentir, de nuire, de croire, d'espoir, de noir, de vide, de vie, d'amour, de haine, de trop, de rien ... de rien ... Je vous en prie, prenez la liberté d'être vous-même, de crier qui vous êtes, de dire ce que vous pensez, de dire que vous aimez, de rejeter ceux qui vous ont rejeté, de dire bonjour à un clochard sans avoir peur du regard de l'autre, de caresser votre chien en pensant l'aimer très fort, de prendre le visage de votre enfant et de lui dire que vous l'aimez, de dire à vos parents que sans eux vous n'êtes rien, de vous dire face au miroir que vous êtes pas si mal au fond, de vivre tout simplement cette vie qui semble un cadeau parfois et qui nous semble un mal souvent. Ce matin, j'ai envie de penser à cette liberté que vous ressentez lorsque vous vous retrouvez seule face à vous-même. Vous savez ce sentiment de peur d'être seul qui se transforme en fierté de l'avoir assumé au bout d'un chemin de combat, cette émotion si forte en soi de se dire qu'on est pas trop mal en fait et qu'enfin, on trouve le chemin à soi. C'est dur même après avoir trouvé cette liberté mais parfois, elle remonte à la surface un matin où l'on s'est bien reposé et on est seul face à des yeux qui vont lire ces mots, qui vont essayer de comprendre si cela leur correspond. La liberté est en moi ce matin et j'avais envie de vous la transmettre ... Sentez son souffle en vous ... je vous en prie ... et dites-moi ce que vous avez ressenti ... La libertééééééé d'être vouououououous ................ 
"Chrysalide", une création de Kristalium
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A l’aube de l’univers et de la terre, la nature a créé ses lois accueillant au creux de son âme l’Homme Beauté de la nature, comment te remercier de cette richesse en couleur et en chaleur ? Saurons-nous un jour te préserver pour mieux t’aimer ? Que font ces hommes conscients du danger de te perdre à jamais ? Agissons ensemble pour sauver ce que la nature nous offre chaque jour … Sachons écouter ses pleurs et mériter son bonheur … Protection Nature …Human Nature … Protection Nature … Protection Nature … JOANNA, « Pensées Mélodiques » Volume 1 – 2005 
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Lorsque j’étais petit, au coin du feu, mon grand-père me racontait l’histoire de la venue au village de l’être sans regard. « Raconte, raconte encore papé, l’histoire de l’être sans regard ». Alors papé levait la tête et me regardait. Il attendait. Et puis, il parlait. « Un jour, au beau milieu du village, sur la place de l’église, un être sans regard est venu. Il ne voyait pas … et pourtant …il voyait » Impatient comme toujours, je lui demandais : « Il voyait quoi papé ? » Et papé me répondait à chaque fois : « Attends, attends, sois patient mon enfant, tu sauras plus tard ». Et papé continuait : « Cet être semblait sorti de nulle part. Il regardait partout avec ses yeux qui ne voyaient pas et puis il se dirigeait vers les plus faibles du village : les personnes âgées, les enfants, les handicapés cachés, les animaux … Et il disait toujours : je suis là, je ne te vois pas mais je suis là. » Et au même moment de l’histoire, papé se levait brutalement les bras levés vers le ciel et criait plus fort encore : « Et le miracle arriva ! ». Et je me taisais à chaque fois pour attendre la suite. Mais cette fois encore, mamé venait l’appeler pour souper. Et il me disait en marchant tout doucement la canne à la main : « Attends, attends, sois patient mon enfant, tu sauras plus tard ». Et puis j’ai grandi dans ce village à secret sans connaître la suite de cette histoire magique qui courait dans les rues endormies par la vie. Je me suis marié, j’ai fait des enfants et puis …j’ai oublié. Papé est mort, Mamé l’a suivi de chagrin en me laissant une boîte en bois en souvenir de leur existence et de toutes les richesses qu’ils m’avaient apportées. Et aujourd’hui, je suis là, devant cette boîte, stoïque, sans savoir comment l’ouvrir, sans savoir si je voulais découvrir ce qu’ils m’avaient laissé. Cette boîte qui sentait le « vieux » était là devant mes yeux, à me narguer, en me disant « ouvre-moi et tu sauras ». Alors, avec vous et sur ses mots, j’ouvre enfin le secret … Et le miracle arriva ! Papé m’avait laissé d’une belle plume noire sur papier jauni l’histoire entière de l’être sans regard qui commençait ainsi : « Un jour, au beau milieu du village … ». Je n’ose avancer tant la fin de cette histoire m’était sacrée. Et puis, je me dis intérieurement, qu’importe la fin, tu aimais cette histoire, non ? Alors, pourquoi savoir ? Et pourtant inconsciemment, mes yeux courent jusqu’à ces mots tant attendus … « Et le miracle arriva ! ». Oui, je veux savoir, je veux connaître la fin de cette histoire … Et les mots me parlent enfin … « L’être sans regard avait parlé aux plus faibles sans les voir, il les avait aimé tel qu’il les ressentait sous ses doigts, avec leur odeur, avec leur battement de cœur. Sans ses yeux, il avait compris que la vie n’était qu’un échange d’envie de connaître l’autre sans le juger sur son physique, son âge, son handicap ou son silence. L’être sans regard a tourné plusieurs fois sur lui-même un beau matin de décembre. La neige tombait et là-haut semblait lui parler. Tout le monde se taisait, cachés derrière les fenêtres, apeurés face à cet être bizarre qui ne croyait qu’à un seul regard, celui de la solidarité. Il tournait encore sur lui-même et puis brusquement … il disparut. Il n’était plus là, l’être sans regard, l’être du hasard, celui-là même qui te fait lire cette histoire mon petit-fils. La vérité est que cet être n’a jamais existé, excepté dans l’imagination des plus faibles, dans l’esprit des « oubliés ». Un être sans regard ne peut pas exister, il ne peut pas voir ce que les autres voient déjà, il ne peut pas faire des miracles, il n’existe pas !! » Ces derniers mots sur ce vieux papier me blessent brutalement le cœur, brisant le rêve d’un gosse qui aurait perdu ses espoirs dans un coffre sans fond. Mais … attendez …l’histoire n’est pas terminée. Une flèche indiquée si joliment en bas de page m’invite à suivre d’autres mots au verso. Papé avait continué ses mots … « Petit-fils, l’être sans regard n’existe pas mais il peut devenir réalité grâce à toi. Ferme tes yeux et ouvre ton cœur aux plus faibles et tu y verras du bonheur, de la lumière, de l’espoir … les mêmes sentiments que toi petit, tu as ressenti en écoutant cette histoire. Si les rêves n’existent pas, alors chacun peut les créer au travers des autres, au travers du regard de ce qui parle le mieux en émotion … le COEUR. Je n’ai pas d’héritage à te donner, ni de maison, ni de voiture, ni d’argent mais la seule richesse que j’ai eue dans ma vie, c’est bien cette leçon. L’être sans regard peut être toi aujourd’hui, demain ou les jours d’après ». Signé PAPÉ. Mes larmes coulent … et vous êtes les témoins de cette découverte … l’être sans regard n’existe pas … ou plutôt ne peut exister que si nous-mêmes nous créons notre propre vérité. Je referme ce coffre et je souris. Je ferme les yeux et je dis : oui, j’ai compris ! Papé, tu m’entends dans ton ciel là-haut, j’ai compris ! L’être sans regard est resté présent dans ma mémoire jusqu’à mon grand âge et vous savez quoi ? Aujourd’hui encore, se raconte dans notre famille cette histoire incroyable que l’être sans regard pourrait revenir un jour apporter du bonheur aux « oubliés » … Mes enfants le croient et n’ont-ils pas raison d’y croire ? Et vous, n’y croyez-vous pas à cette histoire ? Non ? Vraiment ? Attendez …fermez les yeux et vous saurez plus tard … JOANNA, « Pensées Mélodiques » Volume 1 – Août 2006
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Le passé a montré ses reflets dans le miroir de l’horreur. Des peuples différents rabaissés sans cœur. Qui es-tu, être humain, pour croire que la vie peut être démolie par ta seule main ? Qui es-tu et que cherches-tu ? Aujourd’hui comme hier, des cœurs pleurent de ne plus être acceptés, identité, plus d’identité. Et les guettos se construisent autour de notre haine, trop d’extrême, mais où es-tu Solidarité ? No guetto pour ces femmes, ces hommes et ces enfants qui meurent un matin enfermés dans leurs différences et leurs souffrances (et leurs souffrances). L’Homme a cru et croit encore que la liberté peut se voler au sein d’un seul règne, celui de l’Indifférence (celui de l’Indifférence). A côté de l’autre, nous pouvons construire notre ego sans détruire la vie. Croire que l’humanité peut grandir aux côtés de la différence unie. No Guetto … No Guetto … No Guetto … No Guetto …
Et si la vie se détruit sur la colline de ces cœurs assassinés, le monde pourra se cacher, honteux de ces crimes injustifiés. Tu poses les bonnes questions sur tes pensées bien affirmées ? Mais que vois-tu au fond de ces cris désespérés ? Devant nos yeux, s’illumine l’humanité telle que nous l’avons créée. Un trait mal souligné, et bientôt tout peut disparaître au fond d’un monde perdu, perdu à jamais ! Alors saurons-nous aujourd’hui et demain ne plus enfermer les autres dans un cercle sans fin ? (dans un cercle sans fin)
No Guetto pour ces femmes, ces hommes et ces enfants qui meurent un matin enfermés dans leurs différences et leurs souffrances (et leurs souffrances). L’Homme a cru et croit encore que la liberté peut se voler au sein d’un seul règne, celui de l’Indifférence (celui de l’Indifférence). Mais, croyez-moi, à côté de l’autre, nous pouvons construire notre ego sans pour cela détruire la vie. Il faut croire, croire que l’humanité peut grandir enfin aux côtés de la différence unie Un seul cri … No Guetto … No Guetto … No Guetto … No Guetto …
JOANNA, « Pensées Mélodiques » Volume 1 – 2005 
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« Dans le fin fond de mon âme, j’ai trouvé cette flamme qui me brûlait de l’intérieur. Elle me brûle au fur et à mesure que je bouge et que je vis. Sauve-moi de cette souffrance infinie qui envahit toute mon existence ». Cet être était là devant moi, il ne parlait pas, son visage ne bougeait pas. Mais comment dire simplement ce que je ressentais ? Il m’appelait dans son intérieur comme pour me faire découvrir son malheur. « Je suis là sur cette terre avec ce corps qui ne sert à rien, avec cette âme qui n’échange rien. Je veux vivre comme les autres, je veux crier ma souffrance haut et fort. Pour que chacun comprenne combien j’ai besoin d’amour, J’AI BESOIN D’AMOUR ! » Je comprenais sa douleur dans les vagues de sa peau, dans ses mains crispées d’angoisse. Mais pourquoi ne pouvait-il pas crier, tant de personnes l’entouraient … Je suis là moi et pourquoi les autres ne l’entendaient pas, pourquoi ? « Ne cherchez pas autour et regardez-moi. Je suis un être seul, entouré de vide d’amour, ils sont là oui. Mais qui me regarde, qui sait que je souffre ??? » Et plus cet être parlait, plus je le regardais et plus un cercle se formait autour de lui. Un cercle noir qui l’enfermait dans un monde de solitude, de solitude … Oui, c’était cela, il était seul, entouré mais seul ! « Je n’ai plus d’identité, plus de vérité, plus de sincérité, plus de vrai. Je suis seul dans ce monde enfermé. Ils passent à mes côtés, croisent mon ombre et passent leur chemin. Ils ne savent qui je suis et jamais ils ne le sauront … » L’être était seul avec moi dans ce cercle de solitude et il pleurait. Ses larmes coulaient jusqu’au bord de ce monde qui nous enfermait dans le silence de sa vie. Et je sentis alors monter des émotions transmises par cette eau de souffrance. Comme si moi aussi, j’étais dans ce corps sans vie … Des regards vides, des mains qui me frôlent et qui s’éloignent, des rires étouffés et trop loin pour que je puisse les atteindre, des familles qui se tiennent par la main, des couples qui s’embrassent et se sourient complices de vivre une vie à deux, un homme qui part travailler, une femme qui se recoiffe face à un miroir ami, des enfants qui jouent ensemble, deux mains qui se serrent fort … qui se serrent fort … Cet être avait su par ses larmes m’emmener dans son monde et je souffrais avec lui … Ma main s’approche de sa main, je touche sa peau et sa vie du bout de mes doigts, je le vois sourire, je le vois vivre … C’est alors que je me réveille de ce rêve éveillé et je vois alors un autre être s’ouvrir à moi … un visage souriant, un corps qui bouge avec amour, une âme heureuse d’avoir été entendue, d’avoir été aimée … Alors les mots s’imprègnent dans mes songes … écouter, échanger, tendre la main … pour mieux répondre à ce cri tant entendu : J’ai besoin d’amour ! J’ai besoin d’amour ! » JOANNA, « Pensées Mélodiques » Volume 1 – Avril 2006
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Si j’étais un enfant handicapé, je serai ce petit être naissant dans le ventre de sa maman. Je ne saurai pas ce qui peut m’arriver, ressentant tout au fond de mon cœur l’amour de mes parents Si j’étais … je serai … Si j’étais un enfant handicapé, à ma naissance, je serai l’idéal de mes parents, le sourire gai et différent de la vie d’avant, je ne saurai lier ce qui peut arriver. Si j’étais … je serai … Si j’étais … je serai … Si j’étais … je serai … Et puis, un jour, les larmes de ma maman et les silences de mon papa me feront comprendre ce que veut dire « être handicapé ». Je saurai déceler les regards de rejet, de pitié et d’amour des autres. Je saurai trouver les limites de ma vie mais comprendrai aussi l’ouverture de mes envies. Je saurai surtout au fond de mon cœur quels sont ceux dans mes proches qui savent m’aimer. Je suis un enfant handicapé … et tous les « SI » du monde entier ne changeront rien à ma vie. Ecoutez au fond de votre cœur cette complainte d’un enfant qui sait … IL VEUT ETRE AIME ! Si chacun le sait, alors TOUT peut changer … ALORS TOUT PEUT CHANGER !! …. 
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Cette nuit j’ai fait un cauchemar … J’étais dans un monde sans vie qui m’engloutissait et m’aspirait dans le noir. Je voyais au loin une lumière qui se réfléchissait en vain dans mon regard. Et puis rien d’autre … Cette nuit j’ai fait un cauchemar … Lorsque mes yeux ont souhaité en savoir davantage, alors j’ai compris où mon âme avait atterri. Les hommes avaient des yeux de haine sans vie. Ils envoyaient des armes de mots, de combats et de feux. Ils crevaient les yeux, ils massacraient les cœurs de leurs amis. Ils criaient haut et fort à l’injustice de la guerre, à l’échec de l’amour. Et pourtant, au fond de leurs cœurs, brillait un espoir que seuls mes yeux pouvaient voir. Une lumière vibrait en même temps que leurs battements de cœurs. Boum, boum, boum … faisaient les tirs de leurs armes. Boum, boum, boum … hurlaient leurs cœurs en recherche d’âme. Ils ne me voyaient pas, ils ne me cherchaient pas. Ils ne se voyaient pas, ils ne se cherchaient surtout pas. Leurs gestes, leurs pas, leurs haines ne cherchaient qu’une seule chose, la guerre. Et moi seule spectatrice de cette horreur, je ne voyais que la paix. Et cette lumière vers laquelle ils s’approchaient se reflétait dans leurs regards. Pour mieux leur dire, venez, approchez, comprenez, ouvrez votre cœur à la paix. Ils pouvaient comprendre et avancer vers cette ligne blanche de respect. Leurs pas se rapprochaient, leurs cœurs le voulaient mais rien n’y faisait. Alors la lumière ouvrit ses rayons plus fort encore. Des images, des couleurs, des photos, des souvenirs, une famille, leurs familles. L’amour s’exprimait dans cette chaleur inoubliable qui transperçait leurs cœurs. La main sur la poitrine, ils s’arrêtaient de combattre et pleuraient de tous leurs corps. Cette famille oubliée, pourquoi ? Cet amour rejeté pour le combat, pourquoi ? C’était fini, ils avaient compris. Une fois la douleur finie, ils s’ouvrent enfin à cette nouvelle issue. Regardez-les sourire, regardez-les redécouvrir le fil de la vie. Ils avancent vers la lumière de la paix oubliant les guerres sans vie. L’amour du cœur les attend et ils ont enfin compris. Certains restent en retrait pour combattre cette renaissance de la paix. Mais en vain … ils sont inlassablement attirés vers cet univers sans fin. Tous marchent à l’unisson vers cette nouvelle vie illuminée d’amour et de paix. Ils avancent, ils évoluent, ils ont compris et moi je souris … Cette nuit, j’ai fait un cauchemar qui a fini tel un rêve d’espoir … La guerre qui s’ouvre à une paix infinie … Je vous en prie, laissez-moi y croire Joanna "Pensées mélodiques" 2006 
Photo Kristalium Copyright 2006
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